La Poste / SSR: même combat!

Les changements opérés à La Poste sont le fruit d'une idéologie similaire à celle qui a fait naître l'initiative No Billag.
Grégoire Barbey
Celles et ceux qui nous promettaient des lendemains qui chantent pour La Poste si celle-ci devenait une société anonyme sont les mêmes qui nous vantent aujourd’hui les bienfaits d’un marché audiovisuel sans redevance.
Ainsi, La Poste devait devenir plus efficace, moins chère, et proposer des services encore plus adaptés aux besoins des gens.
Résultat? La Poste a monétisé ce qui faisait d’elle un véritable service public. Auparavant, les facteurs vous délivraient vos recommandés chez vous. Aujourd’hui, vous devez payer un surplus! Sans oublier que ce petit geste revêtait pour beaucoup de personnes condamnées aux affres de la solitude un moyen de garder un semblant de sociabilité.
La Poste va fermer d’innombrables bureaux, supprimant aussi au passage toute une économie qui se développait autour de ces lieux. Et ce qu’importe si les personnes qui en avaient encore l’usage s’y opposent.
La Poste devait être meilleure marché, résultat, elle est plus chère, a coupé dans ses offres qui faisaient d’elle un véritable service public, fait pression sur son personnel pour maximiser le rendement de la livraison de courriers/colis, etc.
Et devinez quoi? Ce sont les mêmes qui se faisaient les chantres d’une Poste délestée de la lourdeur d’une structure de régie publique qui nous promettent aujourd’hui monts et merveilles si nous supprimons le service public audiovisuel pour donner aux forces du marché le soin de nous offrir qualité, indépendance et prix concurrentiels en matière d’informations, de sports et de culture suisses!
Nous ne sommes pas dupes: l’entreprise de destruction du service public ne répond qu’à un seul objectif. Satisfaire des intérêts privés qui rencontrent rarement les intérêts du plus grand nombre. Aucun service public n’est parfait, et il doit y avoir une exigence constante de la part des citoyens et du pouvoir politique pour améliorer la qualité, l’efficacité et les coûts.
Toutefois, l’histoire récente nous démontre à quel point prendre le risque de se passer d’un service public, c’est ouvrir la porte à des stratégies économiques qui méprisent l’intérêt général et sur lesquels les citoyens n’ont aucun moyen de pression.
Le 4 mars prochain, il convient de refuser l’initiative mal nommée No Billag pour éviter que le désastre de La Poste se reproduise avec la SSR et les dizaines de radios et télévisions de service public régional!

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16 réponses sur “La Poste / SSR: même combat!”

  1. Pas d’accord, mais votre propos est astucieux. Comparer La Poste, qui a été dévalorisée depuis qu’elle n’est plus considérée comme un service public, avec la SSR, c’est très malin. Je dirais même que c’est une trouvaille. Bravo pour ç.
    Mais l’argument ne portera pas. En tous pas sur ceux qui ont la même sensibilité que moi. J’ai été opposé aux changements de La Poste. J’aurais préféré qu’on reste fidèle à la conception ancienne du service public, avec un facteur dans chaque village, et des buralistes de père en fils. C’est par CONSERVATISME que j’avais cette conception de La Poste. Ti ta to! Post Auto!
    Pour les mêmes raisons de conservatisme, je suis contraint de voter NO BILLAG, même en regrettant un peu la perte de ce qui aurait pu être un service public, car il est devenu indispensable de se débarrasser de cette officine de propagande gauchiste. A cause de son orientation politique unilatérale la SSr n’est plus un service public. Elle est devenue une nuisance publique. Bien sur, sur le fond je serais assez d’accord avec l’idée d’un service public de l’information. Mais alors il aurait fallu un minimum d’honnêteté et d’impartialité dans le travail des journalistes. Les deux points de vue auraient du être présentés. Au lieu de ç on a eu une radio télévision de propagande de gauche et antisuisse qui n’a cessé de mépriser la lutte du peuple suisse contre l’Union européenne et sa volonté de détruire nos libertés.
    Donc en tant que patriote, je suis contraint de bazarder cette institution qui aurait pu valoir la peine si elle avait fait son travail avec une certaine honnêteté et impartialité politique.
    Il y aura un fort vote anti BILLAg, anti SSR, anti journalistes. Et ce ne sera pas un vote contre la notion de service public. Ce sera un vote conservateur et patriote.
    Dans ce sens là, on ne peut pas comparer La Poste et la SSR.
    Meilleures salutations.

    1. Certes, la SSR emploie plus de personnes à gauche qu’à droite, mais si elle était réellement partiale elle n’inviterait pas des personnalités de droite ou d’extrême-droite.
      D’ailleurs, la constitution oblige la SSR d’être neutre. C’est au contraire en la privatisant qu’on se retrouvera avec un vrai média polarisé et on pourra donc dire adieu à la neutralité. Ah et si jamais, le conservatisme, patriotisme ou nationalisme ne sont pas les meilleures valeurs pour rester dans un monde serein et basé sur la paix. Regarder l’histoire si vous ne voyez pas de quoi je parle.

      1. « s si elle était réellement partiale elle nbinviterait pas des personnalités de droite »
        Inviter … pour les attaquer!
        La question n’est pas de savoir qui ils invitent, mais comment ils présentent les personnes, combien de temps ils leurs accordent et de quelle manière ils peuvent s’exprimer.
        « ou dbextrême-droite »
        Je n’ai JAMAIS entendu que la SSR aurait invité une personne « d’extrême-droit ». Et évidemment, vous utilisez comme toujours un terme totalement déplacé: les Nazis et Néonazis – auquels vous faites évidemment référence – sont DE GAUCHE et même de gauche extrême!
        Nazi = National SOCIALISTE.
        La totalité du programme politique des Nazis était clairement socialiste, tout comme la totalité des références idéologiques d’Hitler.
        Trouvez moi ne serait-ce qu’une seule référence libérale ou conservatrice dans les écrits d’Hitler ou de toute autre personne à tendance Nazi!
        Encore plus significatif: la quasi-totalité des idées Nazis se trouvent … chez Marx et Engels, y compris l’antisémitisme (« De la question Juive »), le racisme et le nationalisme. Lisez simplement les échanges de lettres entre Marx et Engels, puis dites-moi en quoi ce serait différent des propos d’Hitler.
        Quant aux Fascistes: Mussolini était toute sa vie DE GAUCHE, un membre du parti socialiste. Durant son exile en Suisse, il a travaillé avec le parti Socialiste Suisse et les syndicats, pour lesquels il a écrit des textes. Comment est-ce qu’il aurait tout d’un coup fini « à droite »?
        Déjà que l’échelle « gauche-droite » est absurde, mais supposons qu’on veuille s’en tenir à la définition que la « droite » serait une volonté de moins d’Etat et plus de liberté individuelle, alors l’extrême serait l’Anarcho-Capitalisme, en aucun cas le Nazisme et le Fascisme, qui sont obsédés avec la volonté de donner TOUT le pouvoir à l’Etat, y compris le contrôle total de l’économie!
        Comme le disait Mussolini: « Tout dans l’Etat, rien en dehors de l’Etat ».
        Alors un minimum de logique prouve que les TOUS les partis fascistes / étatistes sont de gauche, à moins d’être théocrates genre Mullahs Iraniens. Et les Musulmans – y compris les-dits Mullahs – étaient et sont alliés avec les Nazis et Fascistes.
        L’Iran soutient directement le parti Jobbik en Hongrie et le partie « Antisionnite » en France. LePen avait toujours un faible pour leurs régimes et Grillo, le « comédien » antisémite Italien, est un grand fan des Iraniens, du Hamas etc.
        L’UDàest très clairement libérale et n’a donc AUCUN rapport avec les Nazis.
        Il suffit de lire le texte publié par Blocher sur le rapport Suisse – UE ou il cite les penseurs libéraux von Mises et Hayek et dénonce les mouvements Nazis et Communistes.
        Le fait de faire un rapprochement entre UDàet les Nazis est donc non seulement absurde, mais carrément scandaleux!
        Et pourtant, on entend ce genre de rapprochement dans les médias Suisses. Couleur 3 s’est même permis d’insulter ouvertement l’UDàcomme « raciste » et « xénophobe », malgré le fait que 47% des membres de l’UDàsont d’origine étrangère.
        Le simple fait de vouloir un état petit – comme le demande la philosophie libérale – qui est la base de l’Etat de droit et de la démocratie moderne – suffit donc pour se faire insulter.
        Et vous voulez qu’on accepte le mensonge de « l’impartialité » de la SSR?

  2. Comparaison n’est pas toujours raison, mais le propos est à de nombreux égards pertinent. Il est de notoriété publique qu’ici comme ailleurs les milieux culturels sont davantage orientés à gauche qu’à droite. Mais cela n’enlève rien au professionnalisme des journalistes du service public. Il suffit de suivre la succession d’élus UDàqui s’expriment à la RTS. Ils ne sont ni plus, ni moins « asticoter » que ceux du PLR ou du PS … Nulle trace de gauchisme dans l’énoncé d’un téléjournal, d’un débat, d’un documentaire historique et d’un éclairage régional. C’est là la fantasme et le prétexte de ceux qui vomissent tous ceux qui ne sont pas leurs clones idéologiques et répugnent toute réflexion par l’information, l’histoire et la culture qui stimulent la remise en question de ses propres opinions. Un historien a récemment écrit : le contraire de du savoir ce n’est pas l’ignorance, ce sont les certitudes…
    Lorsque le service public et les chaînes privées menacées par l’initiative auront disparus, nous entrerons de plain-pied dans l’ère des certitudes ; de celles qui finissent par plonger les nations dans la régression … L’histoire nous enseigne que la Suisse n’a pas toujours été prospère. Il ne s’en faut pas de beaucoup pour rompre nos équilibres.
    Cher Grégoire, Bonne année et merci de vos analyses

    1. C’est strictement ridicule, ce déni du parti pris évident des journalistes de notre Pravda Suisse!
      Plusieurs fois, j’ai eu le malheur de tomber sur Couleur 3, en écoutant la radio en voiture, et d’entendre des propos franchement insultants envers l’UDC!
      Par contre ils donnaient l’antenne aux petits cons communistes du parti socialiste et ceci sans restrictions. Ils pouvaient étaler toute la bêtise de leur idéologie destructrice et mortifère…
      Quant au traitement des différents partis dans les nouvelles, il suffit de voir que l’ombudman a dû interdire l’utilisation du terme d’extrême-droite pour l’AfD, Wilders, le FPO et même l’UDî
      Ils sont par contre libres de les traiter de « populistes ».
      Et quel est le critère pour être traité de « populiste »? D’être intelligent et d’avoir une énorme expérience de la vie et une grande connaissance d’autres cultures, mettant en garde contre certains problèmes inévitables… on est alors traité de « raciste » par des imbéciles qui ne connaissent rien.
      Quand les médias sont idéologiquement tellement bornés qu’ils rejettent tout ce qui ne cadre pas avec leur vision des choses, il n’y a plus aucun discours possible et surtout AUCUNE impartialité.
      Quant à l’AfD, en Allemagne, j’ai plusieurs amis qui ont rejoint ce parti et ils sont TOUS immigrés et n’ont RIEN de raciste!
      Par contre il y a énormément d’antisémites chez les socialistes et les verts de tous les pays d’Europe et ç ne semble émouvoir personne.
      Il semble même être tout à fait naturel qu’il y ait des Musulmans extrémistes dans certains partis. Personne ne pose jamais de questions à ce propos.
      Hillary Clinton était même accompagnée en permanence par Huma Abedin, son « assistante », qu’elle voulait nommer comme secrétaire d’Etat, sans que les médias posent de questions à son sujet. Pourtant Huma est une extrémiste Wahabite qui a publié des textes dans lesquels elle soutient un Islam radical. Et Linda Sarsour est invitée par les médias malgré le fait qu’elle est ouvertement antisémite et soutient des terroristes…
      Bref, marre de cette désinformation…

  3. Tous ces gens qui prétendent que la SSR est neutre, qu’elle n’est pas partiale, qu’elle n’est pas dominée par une intelligentsia gauchiste à 90%, qu’elle donne la parole à tout le monde etc., ce sont tous des gens de gauche et/ou euroturbos. Ils ne veulent pas perdre cet avantage incroyable, dont ils jouissent, d’avoir une institution publique d’information, payée par l’argent du contribuable, qui est entièrement dévouée à leurs idéaux politiques. Ils défendent le privilège de la gauche et des euroturbos à avoir le monopole des médias de service public. C’est bien normal. Chacun défend son intérêt dans la vie. Alors forcément, ils nient l’évidence pour défendre la SSR, comme on défend son bifteck. Mais ç ne prend pas. Nous ne sommes pas dupes.

    1. Cher Monsieur,
      Chacun a bien compris ici votre détestation obsessive du service public et votre exécration incurable de tous ceux qui apparemment vous cernent et que vous taxez inlassablement de gauchistes séditieux. J’ai bien saisi que vous n’êtes pas dupe. Mais rassurez-vous : personne ne cherche à vous convaincre. Vous êtes installés dans vos itératives certitudes ponctuées de calomnies et c’est votre droit. Mais de grâce ! Parlez de vous à la première personne du singulier et épargnez-nous ce « nous » de majesté qui vous donne l’illusion burlesque de parler au nom de je ne sais quel mouvement dont vous seriez le guide inspiré. Pour ma part, je continuerai à savourer votre amusante propension à vous répandre ici pour répéter encore et encore cette envoutante vacuité de vrais arguments qui semble entretenir votre acrimonie contre tous ceux qui pensent autrement. Puisse la nouvelle année vous offrir la sérénité du cEur à défaut de celle de l’esprit. Cordialement.

      1. L’extrémiste, c’est VOUS, cher @MICHAEL.
        Les propos de @MARTIN étaient parfaitement raisonnables et modérés, 100% factuels et indéniables.
        Vous l’attaquez comme « extrémiste » parce qu’il dit la plus stricte vérité.
        Le plus drôle, c’est que MARTIN et moi, nous ne sommes pas du tout du même bord, politiquement, puisque pour lui, le libéralisme est un problème et il pense que ce serait même la motivation de l’UE, tandis que pour moi, le Libéralisme est la solution et l’UE est radicalement anti-libérale.
        Nous ne sommes d’accord que sur un point fondamental:
        La SSR relaye la propagande de l’Etat, y compris quand celle-ci vise à imposer des idées pro-UE.
        Vous ne pouvez pas le nier sans vous couvrir de ridicule.

  4. Entièrement d’accord avec M. Barbey et Michael .
    La Poste étant l’exemple le plus facile à voir et comprendre : Les années se suivent avec un bénéfice global et on coupe toujours dans la base : à savoir les facteurs et les guichets. La Confédération est fort aise de toucher chaque année 300 millions environ .
    Après tout le « peuple » , qui plaît tant à M. Martin, a dit 3 fois non aux initiatives pour protéger les postes dans les villages ! Donc acte ! L’horizon 2020 pour la fermeture de tous les offices annoncés n’est que la première partie. Comme d’habitude , c’est une fois la poste fermée que l’on se rend compte de son rôle, de sa proximité de renseignements , de sa valeur sociale ! Que tous ses employés timbreront au chômage : silence !

    1. @DEGLON
      Vous avez tout à fait raison. C’est vrai que peuple a accepté en votations populaires le démantèlement progressif de La Poste. Et croyez moi, je le regrette.
      Mais je vous prie de considérer la réalité suivante. Malgré tout le peuple est i fluençble. Si le peuple s’est laissé faire en ce qui concerne La Poste ne pensez- vous pas que c’est un peu parce que le peuple a subi une propagande d’état – celle de la SSR ?
      Et cette propagande est toujours, non seulement pour un monde sans frontières, mais aussi pour un esprit de libéralisme sans frein, qui va avec le reste.
      On ne peut pas conserver une poste de service public si on veut se soumettre à l’ordre juridique européen qui vise avant tout la « concurrence parfaite et non faussée ». Ce sont les traités européens qui ont imposé le démantèlement de La Poste Suisse. Et la propagande d’état du service public SSR a servi de courroie de transmission pour convaincre le peuple Suisse à voter contre ses intérêts, dans un bel « esprit d’ouverture » européen.
      J’ai reproché à la SSR d’être de gauche. Peut-être que ce n’est pas le reproche le plus grave qu’on peut lui faire. Le reproche le plus grave c’est que la SSR a toujours été à 100% euroturbo. Elle a toujours pris position massivement contre la politique de l’UDàquand l’UDàa voulu s’opposer à l’adhésion rampant de la Suisse à l’UE.
      C’est principalement pour cette raison que, personnellement, je vais voter No Billag.

  5. M. Martin
    Gauche-droite, Euroturbo, UDàphobie : quel méli-mélo (mélange de tout en vrac qui vous rend peut-être, comme le peuple : influençble ou paranoC/aque ? ) . Ce n’est pas l’Europe ni l’influence de la SSR , qui a elle , a fait de nombreux débats sur le sujet, ( on peut ainsi se faire une libre opinion) ; qui a mis en place des « Managers » dans les postes dirigeants de nos ex-régies : c’est la droite libérale du parlement( UDàet Cie). Ces managers sont royalement payés pour faire passer le management tel qu’ils l’ont appris à la méthode américaine : des bénéfices (inventés ou pas) . On a ainsi fait savoir aux anciens responsables qui avaient une vision d’entreprise publique , à savoir régionale , près des gens de suivre le mouvement ou de prendre la porte. L’Europe n’a rien avoir là-dedans . De plus , à ce jour c’est un bon citoyen de nos contrées , politicien expérimenté et assez social qui préside le conseil d’administration de la Poste : M. Schwaller Urs y a-t-il une nouvelle orientation ???
    Moi je voterais non à NO Billag car j’aime et suit toutes les émissions de qualité de la RTS (voir leurs nombreux prix), émissions qui participent à forger mon opinion sur tous les sujets de société et de plus j’aime voir les films d’une traite sans être coupées de la pub chaque 20 mn (film toujours en primeur sur la France) J’aime aussi écouter la radio en voiture . Pour cet excellent service 440.- par année ne me semble pas excessif .

    1. « Moi je voterais non à NO Billag car jbaime et suit toutes les émissions de qualité de la RTS (voir leurs nombreux prix), émissions qui participent à forger mon opinion »
      Bravo, vous avez résumé toutes les raisons pour voter OUI à #NoBillag!
      Les gauchistes et sous-fifres de l’Etat forgent vos opinions, comme le faisait la Pravda dans l’URSS.
      Et moi, vous voulez me forcer à payer des centaines de francs par année pour cette propagande qui est totalement contraire à mes idées et qui me fait gerber quand je l’entends à la radio (heureusement, je n’ai pas de télévision!)…
      Si ç vous plaît, la SSR, financez-la volontairement de votre poche, mais SANS MOI !!!
      #NoBillag

  6. Loin de moi l’idée de vous convaincre. L’individualiste ne parle pas la même langue que le communautaire
    même s’il profite de tant choses qui existent grâce à l’autre .
    Rappelez-moi juste combien d’employés fait travailler Netflix en Suisse ?

  7. On peut toujours prendre l’exemple qui nous arrange pour montrer que notre vision est la bonne. C’est un peu comme si un libéral prenait le secteur de l’agroalimentaire et posait comme plaidoyer que si aujourd’hui, vous avez dans votre assiette le produit répondant le plus spécifiquement à vos besoins (en fonction du fait que vous axiez votre choix sur la qualité ou le prix), c’est grâce au marché libre. Si l’Etat était en charge de distribuer la nourriture (quand même, c’est un besoin vital et comme nous le savons tous, les besoins vitaux ne doivent absolument pas être gérés économiquement par les méchants cupides privés), êtes-vous sûr que la diversité et la qualité de votre assiette serait la même?
    Personnellement, je pense que tout activité économique – du moment qu’elle est rentable – peut être privatisé DU MOMENT qu’un cadre légal strict existe: ç s’appelle l’Etat de droit. C’est une question de nature humaine, deux conditions sont indispensables à l’exercice d’une activité et au fait qu’elle soit adaptée aux besoins du consommateur: la concurrence libre et la prise de risque. C’est pourquoi, je ne crois pas à toute situation de monopole ou d’oligopole, les psychologues sociaux ont expliqué pourquoi depuis longtemps.
    Le gros problème avec l’Etat, c’est qu’il n’est en concurrence avec personne (ou si c’est le cas, les conditions ne sont pas du tout les mêmes) et qu’il ne prend aucun risque (s’il fait des erreurs, c’est le contribuable qui paie). Dans l’absolu, l’Etat devrait se contenter d’être un arbitre et non un acteur économique. Les raisons sont évidentes: fixation aléatoire des prix, création de dette faite au nom d’autrui (pour se rafraîchir la mémoire, voir la vidéo de Milton Friedman sur les 4 manières de dépenser l’argent), manque de transparence totale sur les politiques de dépenses donc risques de fraudes/corruption.
    Une fois qu’on comprend ceci, on peut reprendre votre exemple de la poste et le mettre en perspective avec la réalité économique en Suisse: est-ce que la poste exerce dans un domaine de libre marché? ou est-elle en situation de monopole? C’était exactement le même problème il y a 15 ans avec Swisscom, nous étions 10 ans en retard sur d’autres pays en matière de compétitivité. A partir du moment oC9 le marché des télécommunications a été libéralisé, comme par magie, la qualité et le prix des services de Swisscom s’est aligné: la magie de la concurrence. Mettez en concurrence 5 entreprises privées avec la Poste qui proposent les mêmes services et comme par magie vous verrez que la Poste fera tout ce qu’il faut pour apporter le meilleur service à un prix le plus compétitif possible.
    En ce qui concerne la TV/radio, il en va de même: du moment qu’un cadre légal est fixé, il n’y a que les privés en concurrence entre-eux qui peuvent offrir le meilleur service au meilleur prix au consommateur. C’est une question d’offre et de demande. Le service public, lui, ne fait qu’imposer, dicter, manipuler le message qu’il veut transmettre, tout ç à un prix totalement aléatoire, puisqu’il ne correspond en aucun cas à une demande quelleconque, juste à satisfaire le salaire et le statut d’une poignée de fonctionnaires.
    Cordialement

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