Incidents du défilé du 14 juillet: l’erreur est humaine

Les moqueurs s'en donnent à cœur joie sur les réseaux sociaux. Pas de quoi pourtant en faire des gorges chaudes, comme le rappelle Claude Bonard.

Puisque l’incident des deux motocyclistes de la gendarmerie française devant la tribune présidentielle lors du défilé du 14 juillet fait le buzz sur les réseaux sociaux, je vais aussi y aller de mon commentaire, mais pas dans le sens du «mainstream». Je voudrais plutôt dire aux moqueurs que ça peut arriver aux meilleurs, comme en équitation ou dans d’autres sports…

Et s’agissant de la commémoration du 14 juillet, de tels incidents ont eu lieu par le passé. Parfois en parachute ( sous la présidence de François Hollande), à cheval, et j’étais présent… (sous la présidence de Jacques Chirac), et aujourd’hui à moto ( sous la présidence d’Emmanuel Macron). Ceci dit, ces incidents ne doivent pas occulter l’essentiel, à savoir le fait que les forces françaises peuvent être citées en exemple et font un travail magnifique sur le terrain. Elles assurent l’essentiel des opérations sur les théâtres extérieurs alors que les autres pays de l’Union européenne se paient de belles paroles.

Idem sur le territoire national avec Sentinelle. Qui plus est, elles savent préserver leurs traditions. Et j’ai une pensée pour les motards d’aujourd’hui, le parachutiste et le cavalier d’hier et d’avant-hier qui se sont trouvés involontairement au centre du spectacle et des quolibets, ce qui n’est jamais agréable.

Je suis certain qu’ils s’en seraient bien passés, de même que le pilote de la patrouille de France qui a involontairement fait fuser un fumigène rouge de trop plutôt qu’un fumigène bleu, défigurant ainsi les trois couleurs du drapeau national qui ressemblait dès lors presque à un drapeau croate! Ainsi va la vie! S’il faut s’affliger, je trouve plus affligeant les énormes bévues protocolaires du président des Etats-Unis hier au Royaume-Uni aux côtés de la reine Elizabeth lors du passage en revue de la garde d’honneur.

Claude Bonard
Ancien vice-chancelier de la République et Canton de Genève

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Une pensée sur “Incidents du défilé du 14 juillet: l’erreur est humaine”

  1. Parfaitement juste, Claude Bonard! D’ailleurs lors de sa donnée d’ordre faite aux cavaliers et motards de la Garde républicaine, le capitaine « Jean-François » a clairement dit: « Je veux que vous soyez billants avec quelques petites fautes, que j’assumerai, plutôt que ternes et sans faute ». En revanche, et on le voit bien sur les vidéos, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb a refusé d’applaudir la prestation, contrairement à son président.

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